Fuan no tane et fuan no tane plus de Nakayama Masaaki.

Publié le 10 Décembre 2013

Fuan no tane et fuan no tane plus de Nakayama Masaaki.

7 bonnes raisons de lire Fuan no Tane et Fuan no tane plus.

Titre: Fuan no tane

Manga-ka: Nakayama Masaaki

Date de publication au japon: 2004

Statut de la série: Terminée

Statut de ma lecture: Terminée

Nombre de tomes parus: 3

Titre: Fuan no tane plus

Manga-ka: Nakayama Masaaki

Date de publication au japon: 2007

Statut de la série: En cours

Statut de ma lecture: En cours

Nombre de tomes parus: 1

Il y a peu, au détour d'un recoin obscur d'internet, j'ai fait une découverte que je me devais de faire partager. Il s'agit du recueil de nouvelles horrifiques de Nakayama Masaaki intitulé Fuan no Tane et de sa suite, Fuan no tane plus. Bien que je désire ardemment vous faire découvrir cette petite perle, je ne pouvais pas, de part la nature même de la dite, en faire une critique habituelle. J'ai donc repris le format top, précédemment utilisé pour la critique de l'excellent Palepoli. J'espère que cet exposé en 7 points aura sur vous l'effet voulu... A savoir: Vous faire pleurer de peur caché dans un placard, le manga dont je m'apprête à vous parler dans une main, « l'exorcisme pour les nuls » dans l'autre. Voici donc sous vos yeux bientôt cernés, après les 7 samouraïs et les 7 pêchés capitaux: les 7 plus ou moins bonnes raisons de lire Fuan no tane.

1. Parce que dormir, c'est pour les faibles.

Fuan no tane et fuan no tane plus, sont, comme je l'expliquais dans l'introduction, des recueils d'histoires horrifiques. Toutes traitant de fantômes... Ou quelques soient les créatures abominables qui apparaissent dans le manga. Si vous aimez donc bien vous faire quelques sueurs froides, ce manga est fait pour vous. Dans le cas contraire... FUYEZ PAUVRES FOUS !

2. Parce que c'est de plus en plus difficile d'expérimenter la vraie peur dans la fiction.

Un peu comme pour l'humour, nous ne sommes évidemment pas tous sensibles au même type de peurs. Si certaines phobies sont très partagées, il est très difficile de traumatiser un grand nombre de personnes (adultes) avec une même image/un même univers. Bien sûr si vous montrez une araignée ou un clown dans un film à un public adulte, il y a de forte chance que ça le mette mal à l'aise ou le fasse sursauter. Mais créer un sentiment de malaise durable est autrement plus difficile. En supposant que l'on cherche à faire peur à son publique et pas simplement à le divertir avec quelque chose qui aurait l'apparence de la peur. Là dessus le Fossoyeur de Film a d'ailleurs fait une très bonne vidéo. Dans le manga, on retrouve cette idée avec des recueils comme ceux de Knife Senno ou même dans Kurosagi qui cherchent moins à nous faire peur qu'à nous amuser.

Fuan no tane, en revanche, réussit à créer ce malaise. Cette peur profonde et permanente. Fuan no tane n'est pas gore, rarement drôle, et finalement dans la plupart des scénettes ne sont pas si spectaculaires. Mais l'atmosphère crée est tellement puissante, chacune d'elles fait appelle à différentes peurs tellement profondes et intimes, et l'éventail de situations traitées est tellement large qu'on ressort de cette lecture en ayant VRAIMENT eu peur, ne serait-ce qu'une fois. A moins bien sûr que l'on soit totalement insensible au principe même des histoires de fantômes.

3. Parce que les légendes urbaines, c'est le bien.

Vous connaissez, je pense, mon goût des légendes urbaines. (Sinon vous n'avez qu'à aller lire les critiques que j'ai posté, , , et ) Or Fuan no tane s'en inspire grandement. Je ne connais pas assez d'histoires d'horreurs nipponnes, bien que je sache l'archipel riche dans ce domaine, pour dire dans quelles mesures celles-ci sont inventées par l'auteur ou simplement adaptées au format manga, mais dans tous les cas il est clair qu'il y a ici un hommage au genre dans la forme comme dans le fond, et que ça fonctionne très bien. D'autant plus qu'ici il ne se fait pas, comme dans beaucoup de manga, par l'introduction dans le récit même de « on dit » et d'une mise en abîme. Là c'est à la fois beaucoup plus discret et efficace avec la présence de ces encarts qui donnent à chaque fois un lieu et une date à l'action, brouillant encore plus les pistes entre récit strictement inventé et réalité, si ce n'est de l'action, du moins de l'histoire.

4. Parce que c'est court, mais intense.

Une des grandes réussite de Fuan no tane et Fuan no tane plus, à mon sens, c'est la narration et la mise en scène. Chaque histoire fait au maximum 5 pages. Du coup le manga-ka ne perd pas son temps en digression: La présentation qu'il nous fait des personnages passe strictement par leur attitude, leurs propos et leur comportement. Habituellement, on tourne peu en rond avec le système de mises en abîmes utilisé dans les manga qui se réclament de l'univers de la légende urbaine: Pas ici. Du coup la mise en scène et le déroulement de chaque histoire sont d'une efficacité redoutable.

5. Parce que ça fait quand même pas mal de lecture.

Bien qu'il s'agisse d'histoires particulièrement courtes, Fuan no tane et fuan no tane plus sont des recueils très volumineux. Les trois tomes de Fuan no tane comptent 138 pages chacun et Fuan no tane plus, qui est encore en cours, compte 1 tome qui fait environ 150 pages. De quoi nourrir largement vos insomnies...

6. It could save your life !

Autre point intéressant traité par ce recueil, c'est finalement le portrait qui est tiré des fantômes japonais et de la façon appropriée de réagir face à eux. Et l'analyse qu'on peut en faire est... Ma foi plutôt intéressante. En gros: Vous voyez un fantôme ? N'essayez pas d'être gentils, n'essayez pas d'en parler à votre entourage, ne vous demandez même pas pourquoi il est là: Ignorez-le. Sinon, vous pourriez le regretter.

7. Parce que c'est bien foutu quand même.

Quatre tomes avec pas moins d'une vingtaines d'histoires par tomes fonctionnant peu ou prou sur le même modèle, et pourtant on ne s'ennuie jamais. Les histoires sont toutes hyper fortes, même les rares qui ne soient pas des histoires d'horreur, et suffisamment bien compilées pour donner un tout cohérent, mais varié.

Conclusion:

Lisez Fuan no tane. Et ensuite n'en parlez plus, sait-on jamais, quelque chose pourrait se mettre à vous suivre...

Je sais pas, ça par exemple.

Je sais pas, ça par exemple.

Rédigé par Nocturne

Publié dans #mangas psychologiques, #mangas raisonnablement gores

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